postheadericon La Cnil consulte sur le droit à l’oubli

Avec le développement des usages numériques et de la mobilité, les traces laissées par les utilisateurs – sur les sites en ligne mais aussi via les applications mobiles – permettent de reconstituer de manière de plus en plus précise leurs gouts et qualités, leurs habitudes de consommation mais aussi leurs déplacements.

Pour limiter les risques de traçage s’est fait jour l’idée d’un « droit à l’oubli numérique » intégrant des éléments comme la limitation des durées de stockage par les sites internet (moteurs de recherche, réseaux sociaux, …) ou les applications mobiles, la possibilité de connaître précisément les informations collectées par les services numériques et, enfin, le droit de détruire « définitivement » ce qui constitue sa « e-réputation ».

Simple dans son concept, le droit à l’oubli s’avère très complexe à mettre en œuvre : la destruction « définitive » des données, à l’heure de l’internet mondial et du développement de capacités de stockage quasi illimitée, est-elle envisageable ? Quelle marge de manœuvre face à des Facebook ou Google ou Apple ? Comment concilier droit à l’oubli et innovation dans les services, celle-ci passant de plus en plus par une connaissance précise du profil de l’utilisateur ? Dans la perspective de l’adoption d’un règlement européen modifiant la directive sur la protection des données personnelles et d’un projet de loi à venir en France, , la CNIL a lancé une consultation publique sur ce sujet ouverte à l’ensemble des internautes. Les internautes sont notamment invités à témoigner des difficultés rencontrées dans la gestion de leur e-reputation (demande de destruction de profil d’historiques…) .

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TIC*