postheadericon Tester la baisse des seuils d’exposition du public ?

Comme on pouvait s’y attendre, l’essentiel des débats du « grenelle des ondes » porte sur la diminution des seuils d’exposition. L’abaissement des seuil à 0,6 V/m – contre 41 à 61 V/m selon les fréquences utilisées aujourd’hui, seuils cela dits rarement atteints sauf peut-être en pics si l’on se réfère au site de l’ANFR – fait en effet partie des revendications « historiques » des associations spécialisées : Robin des toits, Priartém et Agir pour l’environnement. Un seuil dont les opérateurs ne veulent as entendre parler. Une demande «irréaliste, en plus d’être sans fondement sanitaire», estime l’Association française des opérateurs mobiles (Afom), qui assure que l’atteindre «signifierait tout bonnement la fin des moyens de communication modernes». L’AFOM se justifie en outre en faisant valoir que ce seuil n’est utilisé « nulle part dans le monde » (ce que contestent les associations) et qu’aucune autorité sanitaire au monde ne le recommande. De fait, de plus en plus de régions (Bruxelles récemment) ont adopté des seuils inférieurs à ceux de l’OMS et la ville de Salzbourg, qui sera auditionnée par le groupe de travail, a même adopté le seuil des 0,6v/m. C’est ce qui conduit un certain nombre de membre du « grenelle », dont les associations d’élus, à préconiser une expérimentation de la diminution des seuils pour en examiner la faisabilité technique et financière.

Certains doutent cependant de l’efficacité de cette solution pour calmer les esprits. Danielle Salomon, chercheur associé au Centre de sociologie des organisations et fondatrice du bureau d’études Risques & Intelligence estime (voir son interview dans le journal de l’environnement) que « c’ est une fausse question qui ne résoudra probablement pas la controverse ». Ce n’est cependant pas une raison pour ne pas essayer…

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