postheadericon THD : la question du coût de raccordement des logements isolés toujours en suspend

Si le cœur des villes commence à être raccordé en FTTH, les craintes des collectivités subsistent sur les quartiers de basse densité (zones pavillonnaires, maisons individuelles situées parfois en plein centre ville)*. Des craintes qui sont de deux ordres : le risque, si l’on s’en tient au bon vouloir des opérateurs, que ces quartiers soient les derniers desservis alors même que leurs habitants ne bénéficient souvent  que d’un ADSL de piètre qualité. Le risque, d’autre part, pour les collectivités de devoir mettre la main à la poche pour le raccordement final des utilisateurs.

Cette seconde crainte s’est précisée au cours des dernières semaines. Le plan gouvernemental ne porte en effet que sur 20 milliards d’euros, et les observateurs s’accordent pour dire qu’il manque 10 milliards pour amener la fibre jusqu’au cœur des logements (tous types confondus). Un chiffre qui est quasi incompressible car il faut compter (avec les déplacements) au moins une demi-journée pour effectuer un raccordement à domicile. A voir les démonstrations proposées par Orange à son show room consacré à la fibre à Levallois, la « fibre dans le salon » (même dans un immeuble) représente nécessairement un déplacement (voire deux : repérage/ travaux), c’est une étape délicate nécessitant l’intervention d’un technicien qualifié (soudure de la fibre au micron près, intervention dans les sous sols…) et chaque logement est un cas particulier…

Aussi, lors de l’audition organisée par le sénat la semaine dernière (lire le CR de la Tribune), plusieurs intervenants ont proposé que l’obligation de raccordement des logements des opérateurs s’arrête à la porte ou au portail pour les pavillons. Si le Sipperec suggère d’utiliser, quand il existe, le câble coaxial (à condition qu’il soit dégroupé), d’autres proposent de réutiliser la paire de cuivre du téléphone et que le coût de raccordement soit à la charge de l’abonné lorsque celui-ci désire une connexion FTTH  avec éventuellement une aide publique (crédit d’impôt, subvention…). Une aide qui sera dans tous les cas décisive car, sans cela, c’est toute une partie des services FTTH (débits symétriques notamment) qui risquent de passer à la trappe.

2 réponses à to “THD : la question du coût de raccordement des logements isolés toujours en suspend”

  • PipeauetTralala:

    Bonjour, les opérateurs ont sorti leur mégaPipeau pour ça !! Ils ne VEULENT pas raccorder les poches de basse densité ou pavillonnaire en FttH en agitant un chiffon (« c’est compliqué, les syndics veulent pas…, les autorisations de la mairie sont compliquées à obtenir ») et en espérant une inflexion du régulateur pour obtenir un feu vert sur des technos comme le VDSL. Tout le reste c’est du blabla.

    Eh oui, même si les particuliers sont motivés, ils refusent de signer ou dénoncent les conventions existantes d’opérateur d’immeuble dès lors que -12 logts.
    Quant au raccordement pavillonnaire, il suffit en zone très dense de se faire passer au téléphone pour un particulier qui voit passer la fibre devant chez lui et demande (après avoir vu la brochure de com’) un raccordement à 90€. Réponse: « bah non monsieur, les raccordements, c’est dans certaines zones expérimentales mais pas la votre. C’est compliqué avec votre mairie pour avoir les autorisations »; alors que la même mairie les interroge par ailleurs sur l’avancement de la convention (n’ayant pas de nouvelle de l’opérateur ou d’éventuelles difficultés…)

  • Bonjour à tous,

    En milieu rural ou pavillonnaire, il faut appliquer des techniques… rurales !

    FibTic promeut de tracter une trancheuse (1m10 de rayon) par un tracteur agricole conventionnel (270CV quand même et boîte Vario) qui pose automatiquemnt un câble spécial enfouissement direct (Prysmian ou Acome) et remplit à moitié la fouille automatiquement pour pose filet avertisseur et damage (le reste est rempli et damé en 2nde passe).

    ==> le long de routes communales ou en chemins ruraux : coût de génie civil divisé par CINQ !
    [ rappel : le chemin le plus court n'est pas le plus pertinent avec la fibre optique... contrairement au cuivre ]

    ==> le réseau fini, y compris câbles, coffrets et branchements à 60% des foyers « passés » revient à TROIS fois moins cher que ce qu’avancent les parisiens de l’ARCEP, du FSI, des « grands » opérateurs.

    FibTic a mis au point des kits auto-installables pré-connectorisés qui déchargent de la problématique coûteuse de la desserte en territoire privé, chez les abonnés.

    FibTic promeut une organisation humaine LOCALE s’appuyant sur les syndicats agricoles et lycées-pro ainsi que les artisans électriciens/antennistes…

    PAS D’EMPILEMENT DE MARGES pour engraisser le(s) château(x) d’un big boss éloigné.

    MARGES SERRéES = Pas de rétro-commission non plus aux élus locaux : ça c’est un inconvénient pour obtenir des marchés !
    ==> Nos trois grands BTPistes freinent et ne veulent pas entendre de « baisse des coûts » [ on l'a vu avec l'arrivée de FreeMobile dans un "milieu" de collusion ]…

    Vive la France… Autobloquée.

    Courage, fuyons.

    Hervé LE BRIS

TIC*