postheadericon FTTH : qu’est-ce qu’une zone dense ?

L’Arcep a fait un point sur l’avancement du dossier FTTH. Au cours des dernières semaines, des expérimentations ont été menées pour déterminer, entre autres problèmes techniques, le point de mutualisation, le mode de partage de la fibre optique (point à point/passif optique/mixte) et les stratégies de déploiement à adopter en fonction des territoires. Si le cœur des grandes villes connait d’ores et déjà des déploiements significatifs*, la question reste entière pour le reste des agglomérations. Dans ces zones très « denses », l’Arcep propose que chaque opérateur déploie son propre réseau. Alors que pour les zones d’habitat dispersé, l’Arcep s’est déclarée favorable à la création « d’un grand réseau mutualisé ouvert » dans lequel les collectivités territoriales pourraient avoir un rôle déterminant (voir la note de l’Arcep sur le rôle des collectivités). Une des questions est cependant de savoir ce qu’on appelle une zone dense. L’Arcep propose d’inclure dans cette catégorie les zones dans lesquelles les déploiements sont engagés et de tenir une « liste évolutive de communes, qui pourrait être ensuite régulièrement étendue en fonction des retours d’expérience et des demandes des acteurs ».Cette définition pragmatique est-elle satisfaisante ou faut-il des critères plus consistants ? L’Arcep invite les acteurs à se prononcer.La question est d’importance pour les grandes villes, dont le territoire est tout sauf homogène, car elle en contient une autre en creux : celle du modèle économique.

* France Télécom aurait des déploiements en cours dans une quarantaine de communes, dont une dizaine de villes en région. Un chiffre comparable pour Numéricâble qui remplace progressivement ses câbles coaxiaux de la partie horizontale (jusquà l’immuble) par de la fibre optique. Les déploiements de SFR et Free se concentrent sur des zones où existent des alternatives aux infrastructures de génie civil de France Télécom, comme les galeries visitables du réseau public d’assainissement parisien. Au total, l’ARCEP estime que 3 à 4,5 millions de foyers se situent à proximité d’un réseau en fibre optique au 31 décembre 2008. Le nombre total d’immeubles équipés en fibre optique et raccordés au réseau d’au moins un opérateur s’élève à 20 500 et 550 000 foyers sont éligibles aux offres très haut débit en fibre optique jusqu’aux abonnés.

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