postheadericon Open Data : les raisons d’hésiter de l’IGN

Dans un rapport sur la loi de finances 2013, le sénateur François Fortassin consacre quelques pages à l’institut géographique national de l’information géographique et forestière, établissement issu de la fusion entre IGN et de l’Inventaire forestier national.

Sans aborder directement le sujet, le rapport en dit long sur les réserves observées par l’IGN en matière d’open data. En effet en 2012, l’IGN accuse un déficit de 0,4 million d’euros et, si l’institut reçoit une subvention de l’Etat pour les charges de service public, les 43 millions de recettes perçues s’avèrent essentiels à un équilibre jugé « fragile » par le sénateur.

Les réserves exprimées par l’institut sur l’open data apparaissent clairement dans le dossier qu’y consacre le dernier magazine de l’institut. Entre « retour des idéaux démocratiques par la petite fenêtre de nos téléphones et de nos ordinateurs » et thème « à la mode », l’article souligne des « retombées marginales » et un modèle économique qui reste à trouver. Il conclut sur la nécessité de « continuer à produire de l’information experte et qualifiée » tout en trouvant un mode de financement adapté (utilisateur ou contribuable ?).

Une question qui devrait dans tous les cas être au cœur du prochain contrat d’objectifs de l’institut puisque parallèlement il est question d’étendre les obligations de mise à disposition de données publiques aux établissements publics. En attendant, sur un autre sujet qui préoccupe directement les grandes villes, on se réjouira de voir que la fusion RGE parcellaire (produit par l’IGN) / cadastre DGI (produit par Bercy) soit au programme de l’année 2013. Voila au moins un domaine qui peut générer des économies pour mener d’autres projets.

2 réponses à to “Open Data : les raisons d’hésiter de l’IGN”

  • alain taniere:

    « retombées marginales » ca ne m’étonne pas ! Sur ce point, j’aimerai vraiment qu’on est un retour des villes leader sur le sujet : paris, rennes etc etc ?

  • Remy:

    Les fonds de cartes de l’IGN (25000e) ne sont même pas disponibles pour les offices de tourisme, les collectivités etc. (cela m’a valu 3h de détour dans une randonnée en corse cet été)
    Elles sont disponibles en digital uniquement dans des logiciels blindés (Bayo) qui fonctionnent cahin caha uniquement avec Windows (sur Linux: rien)
    On utilise dans toutes les applications en France des modèles d’élévation américains.
    Le modèle de l’IGN est totalement dépassé.

TIC*