Antennes : débat citoyen le 26 mars, mise au point de l’Académie de médecine
Le « grenelle des antennes relais », programmé initialement pour le 18 mars, aura lieu le 26 mars. Dans sa lettre de mission à Roselyne Bachelot, ministre de la santé, le Premier ministre a demande que ce « débat-citoyen » fasse la distinction entre téléphones portables et antennes relais. Pour le Premier ministre, l’ »approche de précaution paraît justifiée » sur la question de l’impact sanitaire de l’utilisation des téléphones mobiles, bien que « les expertises disponibles ne permettent pas de conclure sur le lien éventuel entre utilisation de téléphone mobile et un risque de cancer« . En revanche, selon lui, « l’hypothèse d’un risque pour la santé pour les populations vivant à proximité des antennes-relais de téléphonie mobile ne peut être retenue » en l’état actuel des connaissances et « compte tenu des faibles niveaux d’exposition autour des ces installations« .
Par ailleurs, dans un communiqué, l’Académie nationale de médecine rappelle que « les antennes de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques 100 à 100.000 fois plus faible que les téléphones » et qu’« on ne connaît aucun mécanisme par lequel les champs électromagnétiques dans cette gamme d’énergie et de fréquence pourraient avoir un effet négatif sur la santé ». L’Académie « renouvelle sa mise en garde contre une interprétation subjective du principe de précaution » et estime que la décision de la cour d’appel e Versailles s’appuie sur « une erreur scientifique manifeste« .
Elle recommande en conséquence « que ce soit au législateur de préciser les modalités de son application, en particulier en ce qui concerne le développement des nouvelles technologies ».