postheadericon Antennes relais : après Paris, Strasbourg signe une nouvelle charte

De façon concomitante à Paris, Strasboug vient de lever le moratoire instauré voici 6 ans sur l’installation d’antennes mobiles sur les toits des bâtiments publics. Cette décision est notamment liée au fait que « face à la hausse énorme des besoins des usagers, le moratoire a eu l’effet d’augmenter la puissance des antennes existantes, soumettant le public à des émissions d’ondes plus intenses », a expliqué à la Gazette Robert Herrmann, premier adjoint au maire de Strasbourg.

En contrepartie de la levée du moratoire, les opérateurs se sont engagés à signer une nouvelle charte d’implantation des antennes relais. Celle-ci les engage à produire un état des lieux détaillé des installations existantes et à renforcer la concertation lors de l’implantation de nouvelles antennes. Les opérateurs fourniront notamment un plan prévisionnel de déploiement des antennes actualisé chaque année et s’engagent à mutualiser les sites d’implantation. Ils fourniront en outre une estimation du niveau d’exposition des établissements sensibles (crèches, écoles) situés à moins de 100 mètres des antennes. Sans mentionner de valeur, le texte prévoit que l’exposition aux ondes de ces sites devra être «aussi faible que possible tout en préservant la qualité du service rendu» et la production de mesures de champs. La charte intègre enfin une disposition visant à lutter contre la création de « points atypiques » à l’occasion de modifications ou de la création de nouvelles installations, tels que doit les définir l’ANFR dans les prochains mois*.

Enfin, la charte crée deux instances : un comité technique opérationnel, composé de fonctionnaires territoriaux, chargée d’émettre un avis (sous deux mois) sur les dossiers d’implantation des antennes et une commission consultative représentant à parité élus, opérateurs, associations et l’Etat se réunissant une fois par an.

*l’ANFR, dans le cadre du Grenelle des ondes, travaille sur un guide des points atypiques

Une réponse à to “Antennes relais : après Paris, Strasbourg signe une nouvelle charte”

  • … »Sans mentionner de valeur, le texte prévoit que l’exposition aux ondes de ces sites devra être «aussi faible que possible tout en préservant la qualité du service rendu»
    Aussi faible que possible et bien sûr respectant la règlementation ( directive européenne 1995/5/ce transposé en droit français par l’art. L-12° du code des postes et télcommunications obligeant à ce que la pollution électromagnétique des équipements soit inférieure au n iveau d’immunité des appareils, c’est-à-dire à 3V/m, pour éviter leur dysfonctionnement en environnement résidentiel. Cf également la directive européenne 2004/108/ce concernant les limites de compatibilité électromagnetique. Cet « aussi faible que possible » ne peut en conséquence être supérieur à 3 V/m…

TIC*