postheadericon Antennes relais : la ville de Paris et les opérateurs mobiles trouvent un accord

En suspend depuis plusieurs mois, les négociations de la ville de Paris avec les opérateurs mobiles sur les conditions d’implantation des antennes relais ont enfin abouti. Les négociations butaient sur la définition des niveaux maximum d’exposition, les opérateurs refusant d’abaisser ou de reprendre le seuil de 2 V/m, établi sur une moyenne de 3 points et sur 24H00, qui était en vigueur depuis la première charte signée en 2003.

La charte inclut finalement deux seuils d’exposition concernant les lieux de vie fermés (appartement, bureaux…) : 5 volts par mètre pour les installation actuelles et 7 V/m lorsque la 4G est présente. Le mode de calcul de ce seuil est fondé sur le nouveau protocole de mesure de l’agence nationale des fréquences (ANFR) élaboré en concertation avec les associations, les élus et les opérateurs dans le cadre du Grenelle des ondes. Il s’agit de la mesure réalisée au point le plus exposé quelque soit le moment et non plus la moyenne des niveaux sur 3 points et sur 24 h. Dans les lieux publics sensibles (crèches, écoles, établissements de soins), les opérateurs se sont par ailleurs engagés à financer, chaque année, une campagne de 400 mesures dans les établissements particuliers .

En contrepartie de cette charte, la ville de Paris s’engage à fournir « une information au public plus complète et plus accessible », « à instruire les demandes d’implantation des opérateurs dans un délai maximal de 4 mois » et à faciliter « la recherche de solutions d’implantations d’antennes dans la capitale notamment par l’accès à son patrimoine ». En d’autres termes, il est mis fin au moratoire sur l’implantation des antennes sur le patrimoine de la ville qui était jusqu’alors en vigueur et les opérateurs vont pouvoir accélérer le déploiement de la 4G sur la capitale.

Dans un communiqué, la ville s’est félicitée d’un accord qui « prend en compte les préoccupations des Parisiennes et des Parisiens en conciliant l’aménagement numérique de la capitale en technologies mobiles avec la volonté de la Ville de maîtriser l’exposition des habitants aux ondes électromagnétiques de la téléphonie mobile dans une relation partenariale de concertation renforcée. »

Ce projet de charte sera soumis au vote du prochain Conseil de Paris, mi octobre.

Une réponse à to “Antennes relais : la ville de Paris et les opérateurs mobiles trouvent un accord”

  • On aurait bien aimé se faire une idée soi-même en lisant ce projet de nouvelle Charte avant son passage en Conseil de Paris ; la mairie de Paris ne l’a pas mise à disposition du public.
    Dans la formulation du communiqué de presse il doit y avoir une erreur, car il n’y a aucun progrès, au contraire, à augmenter la pollution electromagnetique en autorisant des irradiations de 5V/m pour la 3G, alors que le 2V/m lui suffisait amplement pour fonctionner et 7V/m pour la 4G.
    Valeurs dépassant la limite maximale de compatibilité électromagnétique des équipements qui est fixée à 3V/m en Europe et en France. Les tensiomètres et autres appareils de mesure de la glycémie, ainsi que les pacemakers ne supportent pas plus de 3V/m ; au-delà, ils dysfonctionnement comme tous les autres équipements destinés à un usage privé. Les antennes relai étant des équipements fixes au sens de la directive européenne de 2004, la mairie de Paris se met délibérément en infraction avec cette Charte en ignorant cette législation. C’est complètement surréaliste.

TIC*