postheadericon RFID : pas de risque sanitaire selon l’Afsset

Alors que l’impact éventuel des antennes GSM sur la santé n’en fini pas d’alimenter la polémique, le débat se déporte désormais sur d’autres sources d’émissions radio. L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) s’est ainsi intéressée à l’impact des puces RFID sur la santé. Ces puces, rarement visibles, sont dotées d’une mini antenne radio et équipent de très nombreux objets : cartes d’accès comme le passe Navigo de la RATP, produits alimentaires et industriels, passeports, bagages, animaux.. . Selon l’Afsset ces puces n’engendrent, « la plupart du temps », qu’une exposition très faible au champ électromagnétique. Les études scientifiques et les résultats des campagnes de mesures « ne permettent pas, à ce jour, d’établir l’existence d’un risque sanitaire lié à l’exposition aux champs électromagnétiques émis par des systèmes RFID », conclut l’Afsset dans son rapport. Cependant l’Agence reconnaît manquer de données sur les impacts biologiques des puces RFID et sur l’environnement. Aussi recommande-t-elle de « concentrer les recherches sur les expositions professionnelles » qui « quoique toujours inférieures aux valeurs limites d’exposition dans les cas observés, (peuvent être) non-négligeables ».

Ce débat pourrait rebondir par ricochet sur la question de la toxicité des téléphones portables, cités par le rapport – dans leur version d’aujourd’hui – comme plus dangereux que les puces RFID. Car en effet, si les puces des GSM sont rarement communicantes, le téléphone de demain dans sa version moyen de paiement/ contrôle d’accès utilisera les RFID…

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Une réponse à to “RFID : pas de risque sanitaire selon l’Afsset”

  • gm:

    Il convient de rappeler comme le fait l’avis que les dispositifs RFID sont dans la plupart des cas asymétriques, avec une étiquette passive (celle que l’on va retrouver sur tout et n’importe quoi ; passe Navigo pour les transports par exemple, pour faire le lien avec un sujet qui a une certaine actualité, ou encore articles dans un magasin) et un lecteur qui est lui par contre actif :
    « Dans la grande majorité des cas, les étiquettes sont dites « passives », c’est-à-dire qu’elles ne possèdent pas en propre d’émetteur radiofréquence. Elles utilisent l’énergie électromagnétique transmise par l’interrogateur pour réémettre l’information contenue dans la puce. Les étiquettes ne sont donc pas, la plupart du temps, les sources principales d’émission de champ électromagnétique dans les dispositifs RFID, au contraire des interrogateurs. » (extrait de l’avis)

    D’où une différenciation importante et nécessaire des approches :
    « Les expositions sont, dans le cas de la population générale, exclusivement ponctuelles. Dans le cas des professionnels exposés à des dispositifs RFID, l’exposition peut-être permanente ou discontinue, en
    fonction des spécificités du poste de travail ou de la technologie RFID mise en jeu. Du fait des faibles distances observées entre l’interrogateur et certains postes de travail, l’exposition professionnelle, quoique toujours inférieure aux valeurs limites d’exposition dans les cas observés, peut être non-négligeable. » (extrait de l’avis)

    On est ainsi dans une configuration inverse à celle des téléphones portables, pour lesquels il y a un relatif consensus pour dire que, si risque il y a, il vient bien davantage du téléphone lui-même (l’objet disséminé au plus près de l’usager) que des antennes relais.

    Par ailleurs, dans le cas émergent des téléphones avec puce RFID intégrée sur lequel conclut l’article, on parle de dispositifs RFID passifs, qui par eux-mêmes n’émettent pas (ce qui permet notamment de toujours pouvoir prendre le métro même si la batterie du téléphone est vide). La puce RFID ne leur ajoute donc pas en « toxicité », selon le terme employé.

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