postheadericon Emplois d’avenir : une opportunité pour relancer les politiques locales d’accès au numérique

La fin des emplois jeunes en 2005 avait mis en difficulté nombre d’initiatives de collectivités locales ou d’associations en matière de lutte contre la fracture numérique (au sens social ou générationnel du terme).

Les espaces publics numériques (EPN) et autres initiatives locales en matière de médiation numérique vont peut-être trouver un nouvel essor avec la mise en œuvre des nouveaux emplois d’avenir. Ces emplois, qui visent les jeunes de 16 à 25 ans peu ou pas diplômés dans les zones urbaines ou rurales plus particulièrement touchées par le chômage, sont en effet principalement destinés au secteur non marchand. L’Etat prendra en charge 75% du montant brut de la rémunération pendant trois ans. Le gouvernement envisage d’en créer 100 000 en 2013 et150 000 en 2014.

La filière du numérique est citée dans la communication du gouvernement comme l’un des secteurs à privilégier pour les emplois d’avenirs. Pour les collectivités c’est donc une opportunité pour créer des postes de médiateurs dans les EPN mais aussi les écoles et les bibliothèques. La création des emplois d’avenir est maintenant conditionnée par l’adoption d’un texte – qui précisera les modalités précises de ces contrats aidés – discuté au Parlement dans les prochaines semaines.

4 réponses à to “Emplois d’avenir : une opportunité pour relancer les politiques locales d’accès au numérique”

  • Bonjour,

    Assurer de la médiation numérique ne s’improvise pas. Confier cette mission à des jeunes non formés risque de conduire à de la médiation qui soit de la déformation. Que ces contrats soient une opportunité pour renforcer des équipes compétentes capables d’intégrer et d’accompagner un jeune sans formation, c’est très probable. Vouloir s’appuyer sur ce dispositif pour lancer de nouvelles opérations me semble une erreur stratégique aux conséquences graves à long terme, à moins qu’il ne s’agisse que d’occuper des personnes en maison de retraite.

    Cordialement.

    JYR

  • a priori, l’idée du gouvernement est de faire en sorte que les contrats d’avenir bénéficient d’un tutorat. Ce qui implique l’existence d’une équipe et de compétences préexistantes à leur embauche. Maintenant ça c’est la théorie…
    oD

  • Bonjour,

    Suis d’accord avec le commentaire de Jean-Yves Royer, avec un bémol concernant les personnes en maison de retraite, qui ont tout autant que les autres besoin d’accompagnateurs-trices qualifié.e.s ;-)
    Mais il existent des jeunes formés en CAP Aide à la personne qui peuvent faire de bons très médiateurs-trices numériques occasionnels !
    Effectivement, entre la théorie (formation et tutorat) et la pratique (pas de temps ni de budget particulier prévu pour cela dans la version du projet votée par les députés), il y a un gouffre !!
    Il est important d’alerter les futurs employeurs, élus locaux et responsables associatifs que les besoins des publics ont évolué et que mettre des jeunes non qualifiés sur ce type de poste où les animateurs-trices sont assez isolés, c’est le casse-pipe assuré.

    Pour ceux-celles que le sujet intéresse, plus d’arguments ici : Les « emplois d’avenir » dessinent un futur sombre pour la Médiation numérique

  • On le sait depuis longtemps. Accéder à un service, ne signifie par pour autant savoir l’utiliser, le comprendre, ni même le maîtriser suffisamment pour être capable d’innover, de créer avec. Les outils numériques sont familiers de ces cloisonnements. On peut-être né avec le numérique et ne pas en maîtriser les usages, on peut utiliser Facebook au quotidien sans comprendre l’étendue de son action. D’ailleurs, la plupart du temps, on n’en a pas besoin.

TIC*