postheadericon Le numérique reste morcelé au sein du nouveau gouvernement

Avec la promesse d’un gouvernement resserré par le président de la République, il n’était pas certain que l’on y trouve un ministère dédié au numérique. Finalement, même si ce n’est pas le grand pôle numérique que certains espéraient, le sujet retrouve à peu près la même place que dans l’ancien gouvernement. Fleur Pèlerin devient en effet « ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif, chargée des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et de l’économie numérique ». Cette énarque de 38 ans passée par Sciences-po et l’Essec était jusqu’à présent conseillère référendaire à la Cour des comptes et responsable de l’économie numérique dans l’équipe de campagne de François Hollande.

Il faut maintenant attendre les décrets d’attribution pour connaitre exactement son périmètre d’intervention mais il d’ores et déjà certain que les dossiers numériques resteront répartis entre plusieurs ministères : les technologies de l’information à l’école par le ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon, l’e-administration par Marylise Lebranchu, ministre de la réforme de l’État, de la décentralisation et de la fonction publique (dont dépendra la DGME ???) et les questions de propriété intellectuelle par Aurélie Filippetti, ministre de la culture et de la communication. Enfin il faudra également compter avec Cécile Duflot, ministre de l’égalité des territoires et du logement en charge d’un ministère dont le titre a beaucoup de sens dès lors que l’on parle aménagement numérique des territoires… Sur de nombreux dossiers, les circuits de décision resteront donc  assez complexes.

On notera toutefois que le Premier ministre a exigé des ministres plus de transparence dans le cadre d’une charte déontologique qui leur impose de soumettre leurs projets de textes à une consultation publique utilisant largement internet. A défaut du super ministre du numérique placé directement sous l’égide du Premier ministre, cela permettra peut-être d’éviter les incohérences grâce à la vigilance de la « société civile »…

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TIC*