Biométrie à la cantine : La CNIL rappelle sa doctrine
La CNIL a rappelé récemment son opposition à l’utilisation de la technologie de reconnaissance des empreintes digitales pour mettre en œuvre un contrôle d’accès à la cantine scolaire. Rappelant sa doctrine élaborée en 2007, La commission considère que l’utilisation de l’empreinte n’est pas justifiée compte tenu de l’absence d’un fort impératif de sécurité. La CNIL explique que « l’empreinte digitale est une biométrie à « trace ». Chacun laisse des traces de ses empreintes digitales, plus ou moins facilement exploitables, dans beaucoup de circonstances de la vie courante (sur un verre ou une poignée de porte etc.). Ces « traces » peuvent être capturées à l’insu des personnes et être utilisées notamment pour usurper leur identité. C’est pourquoi leur utilisation doit être strictement limitée et encadrée ». La commission accepte en revanche la technologie de la forme de la main pour contrôler l’accès à la cantine. La commission pourrait également reconnaitre une nouvelle technologie biométrique consistant à analyser le réseau veineux d’un doigt. Le système veineux, qu’il est possible de cartographier précisément, est en effet unique pour chaque individu et ne varie pas avec l’âge. Une technologie qui serait – selon ses promoteurs – très fiables et qui, surtout, ne laisse pas de « traces » comme les empreintes digitales et pourrait être largement utilisée.