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RGI : la nouvelle DGME pragmatique

Posté dans Administration électronique, Interopérabilité, Non classé par GrandesVillesTIC le 1 octobre 2008

Arnaud Lacaze, Chef du service des projets interministériels à la DGME est revenu sur la parution du référentiel général d’interopérabilité à l’occasion du colloque organisé par l’AMGVF et Microsoft sur l’interopérabilité. Le représentant de la DGME a indiqué que le RGI ne sortirait pas avant que les points d’achoppements, apparus en 2007, ne seraient pas levés. Les pourfendeurs du RGI (associations d’élus et éditeurs principalement) seront consultés de façon bilatérale par la DGME, le comité du RGI ne se réunissant qu’une fois que des compromis auront été trouvés. Par ailleurs, il n’y aura pas de nouvel appel à commentaires. « Il ne s’agit pas de promouvoir le logiciel libre mais de valoriser le corpus de normes internationales et les standards ouverts connus d’ores et déjà par les praticiens » a souligné Arnaud Lacaze. L’ambition de la DGME est de sortir un document « consensuel » et « simplifié » au premier semestre 2009.

4 Responses to 'RGI : la nouvelle DGME pragmatique'

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  1. San dit,

    on octobre 1st, 2008 at 14:07

    Bonjour,

    Quand on parle d’interopérabilité, il ne faut surtout pas oublier que le citoyen est en bout de chaîne et que celui ne s’inscrit pas forcement dans la logique consumériste des éditeurs de logiciels traditionnels. En cette période de restriction du pouvoir d’achat, l’utilisateur va plutôt se tourner vers des logiciels freeware voire OpenSource qui ne sont pas forcement en mesure d’exploiter les formats de faits de certains éditeurs.
    Si par exemple, une municipalité décide d’utiliser le format pdfx de Microsoft en lieu et place du pdf, elle limite de fait d’accessibilité de ces citoyens au document ; le premier format n’étant pas lisible sur toutes les plate-formes informatiques existantes (ex Win 95, w98, w2000, linux, MacOS X)
    Il est donc important de faire les bons choix de normes et standards pour garantir une égalité citoyenne d’accès à l’information et aux procédures dématérialisées.

    Cordialement

  2. nicolas michaud dit,

    on octobre 6th, 2008 at 9:02

    bonjour
    Je suis surpris par le lien fait par Arnaud Lacaze entre « RGI et logiciel libre », son prédécesseur interrogé sur ce sujet répondait invariablement « logiciels propriétaires et logiciels libres devront être conforme au RGI », ce qui avait pour intérêt de couper court à toute polémique et récupération médiatique.

     » Valoriser le corpus de normes internationales et les standards ouverts connus d’ores et déjà par les praticiens » est le fondement même qui a conduit au RGI actuel. En tenant compte des délais de publication du RGI une mise à jour intégrant la norme « OOXML amélioré » est nécessaire.

    Ce n’est pas sur le contenu du RGI que l’on attend la DGME mais plutôt sur sa mise en œuvre et son impact ! Vu de la collectivité locale dans ses relations dématérialisés avec des services de l’Etat, il est légitime que l’Etat propose des systèmes d’échanges cohérents (HELIOS, ACTE), des standards pour la dématérialisation de la facture, les plates-formes de marché public, bref des directives techniques claires et précises attachées à des fonctionnalités ciblées. Il m’avait semblé comprendre que c’était le pendant du RGI, c’est donc dans ce domaine qu’il est nécessaire de travailler à des documents « consensuels » et « simplifiés » le plus rapidement possible, avec les associations d’élus et les éditeurs de logiciels (propriétaires ou libres).

    Dernière remarque : un calendrier de 3 à 9 mois, pour sortir un document consensuel et simplifié là ou quelques réunions bilatérales suffisent me laisse perplexe sur la volonté ou la capacité de la DGME à régler rapidement ce dossier « technique ».

  3. VIGNIER dit,

    on octobre 6th, 2008 at 11:19

    Il est effectivement dommage que nous perdions autant de temps du fait de lobbyings d’éditeurs relayés par des élus.
    Il y a urgence à rendre interopérables nos propres progiciels, en interne. La ville de Nanterre met, par exemple, 120 applications en oeuvre. Il n’est pas raisonnable de penser aller plus loin sans référentiels.

  4. san dit,

    on octobre 6th, 2008 at 23:50

    Bonjour,

    Au risque de paraître provocateur, en réponse à Nicolas Michaud, je ne penses pas qu’il faille faire de recommandation dans le RGI relativement à la norme 29500 dite « OpenXML ».
    Premièrement, au risque de surprendre, cette norme n’existe pas aujourd’hui en l’état. Je m’expliques : elle a été votée alors que toutes les modifications proposées n’avaient pas été intégrée dans la spécification initiale (~ 6500 pages). ce qui encore le cas aujourd’hui.
    Deuxièmement, cette norme n’a aucune réalité industrielle, même son promoteur ne l’implémente pas encore, pas avant Office 14 ! Alors qu’il va prendre en charge l’ODF (ISO 26300) avant la fin de l’année avec le prochain service pack d’Office 2007 uniquement.
    Alors, je suis d’accord pour introduire OpenXML (ISO 29500) dans le RGI comme norme en devenir, n’ayant aucune réalité industrielle et ne devant pas être utilisée jusqu’à nouvel ordre. Un paragraphe similaire à celui qui cite le format OGG mais n’édite pas de règle concernant son utilisation est souhaitable.

    NB : le format d’Office 2007 est OpenXML 2007 qui est bien différent de l’OpenXML ISO 29500 !

    Cordialement

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