postheadericon Répondre aux attentes des mobinautes : site mobile ou application dédiée ?

Selon Médiamétrie, on comptait fin septembre  18,3 millions de mobinautes pour 39,4 millions d’internautes, soit + 34% de plus qu’il y a un an et  une croissance 5 fois plus élevée que celle du nombre d’internautes ! Parallèlement les ventes de smartphones, mobiles, qui facilitent la navigation et autorisent l’utilisation d’applications, explosent avec 40 millions d’utilisateurs et +30% de croissance en seulement 6 mois. Ces chiffres conduisent les collectivités à développer une stratégie mobile pour élaborer des services calibrées pour ce terminal et offrant les innovations qui vont de pair avec le smartphone : géolocalisation, calcul d’itinéraire, réalité augmentée, 3D, etc.

Comme le montrait cette récente journée organisée par la DGCIS sur le « m-tourisme », la question n’est plus d’y aller ou pas mais plutôt de bâtir une stratégie cohérente, sachant que les terminaux, les systèmes d’exploitation (IOS d’Apple, Android….) et les usages (arrivée de NFC), évoluent extrêmement rapidement.

A cœur de ces questions, le débat entre application dédiée et version mobile du site web. L’application dédiée (voir l’exemple de Poitiers, Bordeaux ou Paris) a pour avantage d’être 100% pensée pour le mobile en termes de design, d’ergonomie et de fonctionnalités. Si elle offre beaucoup de visibilité pour la collectivité, elle semble plutôt adaptée à un public et un usage spécifique (vélo en libre services, musées…). Autre avantage : certaines applications  ou portions d’applications ne demandent pas une connexion, ce qui en fait un outil adapté à un usage indoor (musée par exemple) ou à une zone mal couverte en réseaux mobiles. Son inconvénient principal est son cout (a minima 10 K€) du fait, entre autres, de la diversité des OS des mobiles.

La version mobile du site web (voir par exemple celui de l’agglomération de Grenoble , Saint Etienne ou de Toulouse) a pour sa part l’avantage d’être peu couteuse, surtout si elle est pensée dès la conception du site internet de la collectivité. Optimisée pour les connexions 2G/3G, elle est accessible à un large public tout en proposant des services – a la différence du site web – centrés sur la mobilité : transports, horaire, cartographie interactive… L’accès a ce site est simple, la plupart des sites web étant en mesure de détecter le navigateur utilisé (fixe ou mobile) pour orienter l’usager vers la bonne version. Le rendu de ces sites est cependant assez basique, les fonctionnalités possibles sont moins étendues et il est mal adapté aux étrangers qui doivent payer des couts de roaming importants.

A noter cependant que l’arrivée du nouveau langage HTML 5 devrait faire converger les deux (voir cet article)

Tableau récapitulatif

Site mobile Application mobile
Avantages
  • Coût moins élevé
  • Accessible à l’ensemble des utilisateurs de smartphones
  • Indépendance par rapport aux plateformes de distribution
  • Meilleure visibilité sur les moteurs de recherche
  • Possibilité d’utilisation partielle en mode non connecté
  • Meilleure ergonomie et fonctionnalités plus avancées
  • Meilleure possibilité de générer des visites récurrentes$
  • Possibilité d’envoyer des alertes en push
Inconvénients
  • Accessibilité uniquement si l’on dispose d’internet
  • Couts d’accès prohibitifs pour les étrangers (sauf connexion Wifi)
  • Coût plus élevé (notamment si l’on veut plusieurs versions : iPhone, Android…)
  • Difficulté à changer de prestataire technique, en particulier lorsqu’il a le statut de développeur Apple
  • Taux de pénétration pas forcément important auprès des clientèles internationales

Ce tableau est issu de l’ouvrage le numérique et l’office de tourisme, (Atout france) qui aborde cette question. On signalera également  ce livre blanc proposé gratuitement par un prestataire accompagnant les collectivités sur ce sujet.

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