postheadericon Mail, clefs USB… les conseils de l’ADEME pour réduire les émissions de CO2

L’Ademe a souhaité évaluer l’impact climatique des usages informatiques les plus courants comme le mail , l’utilisation de clefs USB ou la navigation web. S’appuyant sur une étude quantitative, l’Ademe fait plusieurs recommandations très pragmatiques. Pour le courrier électronique, l’agence note que :

  • Réduire de 10 % l’envoi d’un mail incluant systématiquement son responsable et un de ses collègues dans une organisation de 100 personnes permet un gain d’environ 1 tonne équivalent CO2 sur l’année
  • Diminuer de 10 % le taux d’impression des courriels reçus dans une organisation de 100 personnes permet d’économiser 5 tonnes équivalent CO2 sur un an
  • Diminuer de 10 % la proportion d’envoi de courriels de 10 Mo au sein d’une organisation de 100 personnes permettrait un gain de 8 tonnes équivalent CO2 sur un an

Par ailleurs, l’Ademe estime que l’arbitrage entre lecture sur écran et impression ne va pas forcément en faveur de la première solution. Ainsi lire un document sur écran depuis une clefs USB se révèle très énergivore. Par ailleurs le temps de lecture sur écran étant plus long que sur papier, il est souvent plus écologique de lire le document imprimé, surtout si l’impression est recto verso et noir et blanc. Et l’arbitrage serait systématiquement en faveur de l’impression dès lors que le temps de lecture excède 4 minutes…

En matière de navigation l’utilisation de ses favoris est moins polluante qu’une requête sur Google, l’ensemble des requêtes sur Google pesant près de 10 kg de CO2 Par an et par individu… enfin l’Ademe va a l’encontre des idées reçues en estimant que « plus la durée de vie de l’ordinateur est longue, plus les impacts de production et de sa fin de vie sont amortis ».

Des conseils très pratiques qui peuvent être repris dans les chartes de bon usage des TIC dans les collectivités.

2 réponses à to “Mail, clefs USB… les conseils de l’ADEME pour réduire les émissions de CO2”

  • Jean:

    Cet article est intéressant car il remet les pendules à l’heure. Ce n’est pas parce qu’une procédure est électronique qu’elle est écologiquement neutre. Ainsi les mairies qui ont imposé le vote électronique ont mis en avant l’aspect écologique mais en réalité il n’y a pas eu d’études publiées sur le sujet (et même d’étude tout court semble t’il !). Aussi rien ne dit que l’utilisation une fois par an au grand maximum de machines électroniques à voter polluantes à la construction et difficiles à recycler serait meilleure pour la nature que l’utilisation d’un peu de papier recyclé. En tout cas on attend des études fiables et non des déclarations politiques !

  • Post vraiment interressant et qui plus est carrément vrai. Les chiffres me font quand même halluciner, on a du mal à percevoir l’utilisation d’internet dans le rejet de Co2, et pourtant quand on y pense entre les serveurs, l’éléctricité, etc… J’avais lu un trés bon article la-dessus, on le rédacteur calculais chaque éléments d’une chaine entre fournisseur internet FAI et utilisateur. C’était à tomber par terre !

TIC*