postheadericon MAJ 06/07 CNIE : réfléchir aux usages

MAJ 06/07 : dans un communiqué publié ce jour, l’AMGVF veut « une juste compensation » pour la délivrance des CNIE, car il faudra notamment expliquer aux usagers le fonctionnement de la puce « vie quotidienne ». par ailleurs, l’AMGVf en profite pour dénoncer l’idée émise par la Mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale (MECSS) de faire délivrer des cartes vitales biométriques en mairie au nom de la lutte contre la fraude. »Les grandes villes refusent d’assumer une tâche qui incombe aux seules administrations sociales et viendrait introduire un peu plus de confusion dans la répartition des compétences entre administrations publiques » explique le communiqué..

Discutée les 6, 7 et 8 juillet à l’Assemblée nationale le texte créant la carte nationale d’identité électronique devra encore attendre deux lectures, un avis de la CNIL et un décret pour voir le jour. Sans compter la probable saisine du conseil constitutionnel par l’opposition…Un délai qui mériterait d’être mis à profit pour réfléchir aux moyens de favoriser les usages de la CNIE dans la vie quotidienne. Car ces nouveaux usages ne coulent pas de source. En Belgique, où la CNIE existe depuis plusieurs années, l’usage des fonctions de signature et d’authentification restent ainsi peu développés. Aussi les pays ayant lancé une carte de ce type cherchent-ils des leviers pour faciliter l’usage du certificat. En Allemagne, il a été décidé de fournir au possesseur d’une CNIE un lecteur de carte à puce, périphérique indispensable à l’utilisation des fonctions de sécurité depuis son ordinateur personnel. Mais la politique la plus aboutie semble être celle de l’Estonie. Dans ce pays de la taille d’une ville (1,3 million d’hab.), la stratégie a été de multiplier les usages. La CNIE fait ainsi office de ticket de bus, permet d’écrire des mails cryptés (avec une adresse mail officielle @eesti.ee), de payer ses impôts, de voter électroniquement et de réaliser des transactions bancaires. Une application gratuite est par ailleurs mise à disposition des utilisateurs et le gouvernement promeut la signature de fichiers, signés sur le poste utilisateur après téléchargement, plutôt que l’authentification en ligne où une grande variété de dispositifs techniques coexiste. Mais le décollage des usages (450 000 utilisateurs) est aussi lié à la multiplication des supports (mobile, clef USB en plus de la carte plastique) et à la mise à disposition de cartes « allégées » – excluant certaines données personnelles comme la photo et délivrées pour 3 ans – pour ceux qui craignent un effet « big brother ».

Dans tous les cas, la CNIE demandera d’évidence de la pédagogie pour expliquer l’intérêt de la « puce citoyenne ». Une tâche que l’ANTS aimerait évidemment confier aux agents municipaux…

 

Une réponse à to “MAJ 06/07 CNIE : réfléchir aux usages”

  • bonjour,suite aux dernier résultat de la CNIE abrogé par les parlementaires en date du 8 juillet 2011 je voudrais savoir sur le déroulement et comment faire ou bénéficié de l’evennement

TIC*