postheadericon IDnum : une étude pour affiner le modèle économique

Lancé en février 2010, le projet IDNum vise à labelliser des dispositifs d’authentification existants ou à venir (clef USB, carte, certificat, mobile…) proposant un haut niveau de sécurité et reconnus par un large spectre de services en ligne : banques, sites de e-commerces, téléservices administratifs… Cet identifiant unique promet de faciliter la vie des internautes – qui doivent aujourd’hui gérer en moyenne plus d’une douzaine de login/mots de passe – tout en leur garantissant un haut niveau de protection de leurs données personnelles.

Le projet, qui était censé déboucher sur des offres fin 2010, a cependant pris du retard et pour le moment IDnum est avant un tout un consortium composé d’acteurs comme La Poste, France Télécom-Orange, SFR et la Fédération française bancaire. Il est vrai que la question centrale, celle du modèle économique – qui paie pour un service estimé à 12 euros par an et par internaute – n’est toujours pas tranchée. C’est du reste pour cela qu’Eric Besson vient de lancer une étude « de préfiguration », confiée au cabinet McKinsey et pilotée par la Caisse des dépôts et consignations, qui doit rendre ses conclusions « sous trois mois et son rapport final à l’automne » afin de « préconiser un modèle économique pour un déploiement à grande échelle ».

Une étude qui devra aussi positionner ce projet par rapport aux services gratuits, très simples d’utilisation mais peu sécurisés, proposés par des sites comme Facebook (Facebook connect) et par rapport à la carte nationale d’identité électronique. Même si officiellement le Gouvernement parle de « complémentarité » on rappellera que le CNIE va proposer des fonctionnalités de signature et d’authentification qui seront gratuites. Mais le calendrier de déploiement de la CNIE reste très incertain. Pour le moment, la proposition de loi du sénateur Lecerf a franchi la première étape en étant adoptée par le sénat début juin mais le parcours législatif est loin d’être terminé. Les industriels iront-ils plus vite que les parlementaires ?

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TIC*