postheadericon Droits d’auteur : L’Hadopi souhaite mobiliser les collectivités territoriales

L’hadopi lancera le 13 juin prochain une campagne d’information grand public sur la protection des droits d’auteur. Soucieuse de se débarrasser d’une « image de mère fouettarde du Net » selon les mots de sa présidente Marie-Françoise Marais, l’autorité souhaite délivrer un message « positif ». Le mot d’ordre de la campagne est « la création de demain se défend aujourd’hui » et véhicule l’idée d’un « développement durable de la culture ». Cette campagne pluri média (TV, radio, affichage, internet…) s’accompagne du lancement d’un label baptisé « PUR » acronyme de « pour des usages responsables ». Ce label est décerné à tous les sites proposant une offre légale, que les contenus soient payants, gratuits, disponibles en téléchargement ou en streaming. Pour le moment seulement trois sites ont été labellisés, mais 15 dossiers sont en cours d’examen par l’autorité dont celui de la  plateforme 1D Rhone-Alpes qui a le soutien de la région. L’autorité table sur une quarantaine de plateformes labellisées d’ici la fin de l’année.

Pour relayer ses messages, l’Hadopi souhaite mobiliser les collectivités territoriales qui via les espaces publics numériques et les écoles peuvent contribuer à influer sur les comportements des internautes. L’autorité met donc à disposition des supports d’information (dépliants, plaquettes) et des modules pédagogiques pour expliquer de manière pédagogique et ludique, l’importance du respect du droit d’auteur.

2 réponses à to “Droits d’auteur : L’Hadopi souhaite mobiliser les collectivités territoriales”

  • Varg:

    Mesdames, Messieurs,
    Maires des grandes villes de France,

    C’est avec une grande déception que j’ai appris le soutien que vous apportez à la campagne de communication de l’Hadopi.

    Votre rôle est d’être au service de vos administrés. Vous avez été élus par eux. L’action de l’Hadopi est vaine et non constructive, et ce pour plusieurs raisons :

    Tout d’abord, il n’est rien que vous pourrez faire pour empêcher la copie qui ait une quelconque efficacité pour des raisons techniques. La seule solution serait de protéger par des verrous le contenu numérique, ce qui le rendrait difficilement compatible, et le vouerait à l’échec sur le plan commercial.

    Ensuite tant qu’il n’y aura pas une amélioration de la qualité de l’offre culturelle, et une baisse du coût qui serait légitime étant donné que la duplication de données numériques a un coût quasi-nul, le marché ne se développera pas. Or que vise Hadopi ? Protéger une production d’une qualité laissant à désiré, qui est vendue au même prix qu’à l’ère du support physique. Une très large majorité des personnes qui copient beaucoup est achète également beaucoup. Une effet maintenant avéré de la répression à la copie est le dégout de l’acte d’achat. Les copieurs continueront de copier, mais plus d’acheter.

    Enfin, le message que fait passer cette campagne de communication va couvrir l’instance, le gouvernement, et indirectement votre association de ridicule, et c’est regrettable. Regrettable car les jeunes justement sont peut impliqués en politique, et il est de votre devoir de les y inciter en tant qu’élu(e)s.
    Peut être n’en avez-vous pas conscience, probablement l’agence qui a réalisé ces spots et visuels n’en a elle-même pas conscience, mais le ton infantilisant, culpabilisant, et l’apologie de la culture abêtissante, vulgaire, sexiste et violente que fait cette campagne ne va pas dans le sens de la construction.

    La copie est un effet collatéral de la numérisation qu’il faut accepter.
    Avec la copie la culture ne meurt pas, Mesdames, Messieurs, au contraire elle survit et se diffuse bien au-delà de sa sphère d’origine, sans considération de niveau social ou de moyen.

    N’est-ce pas là un processus démocratique ?

  • j’adhère en partie à votre analyse qui attaque les fondements m^me de l’hadopi. Cependant autant la partie riposte graduée me parait très contestable et inique (on menace de couper l’internet d’un foyer et non d’un individu), autant le volet valorisation de bonnes pratiques et information sur les droits d’auteurs me parait acceptable. Enfin ici il s’agit juste d’information, je me borne à relayer une information. Les collectivités feront ce qu’elles veulent.
    Olivier devillers

TIC*