Second tour des municipales et cantonales : R.A.S… ou presque
Aucun bug notable n’a été à déplorer lors du deuxième tour des municipales et cantonales, au grand soulagement des municipalités ayant fait le choix du vote électronique. Trois petits incidents ont cependant été rapporté dont la portée n’est pas négligeable dans la mesure où ils montrent certaines limites du vote électronique. A Boulogne-Billancourt, un candidat n’a pu se présenter au second tour faute de rassembler les 10% requis : il lui manquait une voix. Or il s’est avéré exister un écart d’une voix entre la liste d’émargement et le pointage des votes effectué par la machine. Ce type d’écart n’est pas propre aux machines, mais dans ce dernier cas, le verdict d’une machine, par rapport au comptage manuel, est semble-t-il plus difficile à admettre… A Aulnay, ce sont des scellés qui ont été abimés lors du transport, provoquant un recours de la part d’électeurs de la commune. Le ticket émis par la machine avant le début du vote était cependant normal a précisé la mairie qui estime que l’incident a été causé par une manipulation accidentelle. Quant à Courbevoie, l’affaire révèle un problème très pratique lié aux machines qui ne pourra etre résolu qu’après modification du code électoral : l’interface de vote envoyée aux électeurs (en complément des listes papier) ne permettait pas de présenter (pour des raisons que l’on peut comprendre aisément) la totalité de la liste mais uniquement les têtes de liste, ce qui a été dénoncé par des électeurs…
Autant d’éléments qui ne manqueront pas d’alimenter le bilan promis par le ministère de l’intérieur sur le vote électronique.

