postheadericon Machines à voter : faute de recommandations, Reims renonce, Mulhouse organise un scrutin mixte

La ville de Reims a annoncé qu’elle n’utiliserait pas de machines à voter lors des prochaines élections municipales et cantonales. Pour faire face aux queues observées lors du premier tour des présidentielles, la ville avait en effet installé deux machines par bureau, en se fondant sur une circulaire ministérielle de janvier 2005. Le Conseil Constitutionnel (décision du 4/10/2007) a estimé pour sa part que l’utilisation de deux machines était illégale, le code électoral ne prévoyant qu’une seule urne par bureau de vote. Dans sa circulaire du 1er février, le ministère de l’Intérieur a confirmé cette interprétation. Au nom « d’un double principe d’urgence et de précaution » la ville a donc décidé de revenir aux urnes traditionnelles. La municipalité regrette en effet que « malgré les différentes sollicitations des 82 villes de France utilisatrices de machines à voter », le ministère n’ait rien fait pour accélérer l’adaptation du code électoral. Une décision, souligne la ville, qui ne remet pas en cause le principe du vote électronique qui sera utilisé pour les élections paritaires, les élections prud’homales et différentes opérations de concertation. A Mulhouse, la ville a décidé pour sa part (comme le suggère la circulaire) de réserver les machines au scrutin cantonale, afin d’éviter notamment tout problème sur les listes d’émargement.

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TIC*