postheadericon Grenelle des ondes : les grandes villes s’impatientent

Le Comité opérationnel (Comop) a réuni mi-février les communes pilotes pour faire un point sur les expérimentations prévues par le Grenelle des ondes.

Modélisation de l'exposition à grenoble - impact au sol

Des simulations sur l’exposition aux ondes des antennes relais ont été rendues publiques pour six communes* dont un quartier de Grenoble (Isère), un quartier de Courbevoie (Hauts-de-Seine) et Paris 14ème. Dans ces six communes, le bâti a fait l’objet d’une modélisation 3D la plus fidèle possible afin de mesurer l’exposition des surfaces et façades aux ondes des antennes relais présentes dans le quartier. Ces simulations ont été ensuite confrontées à des mesures sur le terrain, réalisées à l’extérieur et à l’intérieur des habitations. Les résultats montrent que le niveau d’exposition aux ondes des antennes relais des habitants est globalement faible avec un niveau d’exposition médian inférieur à 0,3 V/m. Cependant, pour quelques points atypiques situés notamment en haut des immeubles, les niveaux d’exposition sont localement plus importants et dépassent parfois une dizaine de volts par mètres (15 V/m à Courbevoie et à 12 V/m à Paris).

Modélisation (Grenoble) - Résultats en façade

Des chiffres qui sont cependant très loin des seuils imposés par la réglementation en vigueur (41 et 61 V/m). D’autres résultats sont attendus dans les prochaines semaines sur les autres communes dont Brest et Cannes.Le Comop doit maintenant élaborer des scénarios destinés à réduire l’exposition du public notamment là où ont été constatés des points atypiques. Le Comop, qui réunit associations, opérateurs et représentants de l’Etat, n’a cependant toujours pas tranché la nature des expérimentations à venir : quel(s) seuil(s) d’exposition ? Y aura-t-il une reconfiguration des réseaux ? Testera-t-on les nouveaux modèles de micro-antennes ? Face à un calendrier qui ne cesse de s’étaler, les représentants des collectivités ont souhaité que les expérimentations soient lancées sans délai et que toutes les collectivités aient la possibilité d’expérimenter une diminution du niveau d’exposition.

Synthèse des résultats pour les 6 communes

Parallèlement, une réunion a été organisée sur les nouvelles modalités de concertation. Après plus d’une quinzaine de réunions techniques, le Comop n’est cependant toujours pas en mesure de proposer un cahier des charges et les expérimentations, annoncées pour début 2010, n’ont toujours pas commencées. Les grandes villes présentes – Amiens, Biarritz, Lille, Orléans, Tours – ont fait part de leur mécontentement et ont regretté de ne pas avoir été plus associées aux travaux du Comop. Une exaspération d’autant plus forte que les pistes de concertation évoquées lors de la réunion organisée mi-février correspondent globalement à des pratiques existantes qui ne demandent qu’à être évaluées.

*Les autres communes sont Thiers (Puy-de-Dôme), Kruth (Haut-Rhin) et Grand Champ (Morbihan).

Voir le dossier de presse de Francois Brottes, président du Comop

Une réponse à to “Grenelle des ondes : les grandes villes s’impatientent”

  • Brunhes:

    Un seuil administrativement correct de 61v/m est un pur scandale qui permet seulement d’évaluer le niveau de contrôle des opérateurs de téléphonie et de retransmission de la MF sur l’administration et le bien commun.
    J’aimerais connaitre les noms des responsables politiques et administratifs dont le domicile est soumis à de pareils champs globaux. Je suis prêt à faire amande honorable si l’on me propose 1 seul nom. Ces voltages de sécurité sont bons pour le commun des français mais pas pour les gens qui sont à l’origine, ou qui profitent, de ce scandale.
    Au niveau européen c’est 0,6 v/m qui devient la norme!!!!

TIC*