postheadericon 3G : la saturation des réseaux menace dans les grandes villes

La croissance exponentielle des Smartphones, de la navigation web à partir d’un téléphone mobile et des applications mobiles nécessitant une connexion réseau pèse de plus en plus sur les réseaux 3G. Certes, des fréquences supplémentaires vont être dégagées. Certes, un nouveau réseau (celui de Free) va être déployé. Néanmoins, aujourd’hui dans les grandes villes, dans les lieux particulièrement fréquentés (les champs Élysées à Paris, les places publiques et gares…) il est souvent impossible de se connecter ou de télécharger quoi que ce soit (Cf. cette étude déjà évoquée qui souligne la frustration des utilisateurs de la 3G). Ces lieux très fréquentés sont en plus ceux où la densité d’antennes est déjà forte, les opérateurs réfléchissent donc à des solutions alternatives. A court terme, ils se focalisent sur une optimisation des « box » mises en place chez les particuliers. La box peut en effet être transformée en antenne domestique (femtocell) ou faire transiter (gratuitement suite aux annonces de Free, SFR et Orange) les appels fixes vers mobiles en soulageant ainsi le réseau hertzien. Elle peut également devenir, comme pour les box SFR et Free, un hot-spot wifi, les derniers modèles de Smartphones basculant automatiquement sur le WiFi pour les échanges data lorsqu’il est à portée.

Sur l’espace public, la principale solution serait d’utiliser des micro-antennes, comme il en existe déjà dans les centres commerciaux ou les gares. Celles-ci sont évoquées principalement aujourd’hui dans le cadre du « grenelle des ondes » pour diminuer le nombre de mâts et, surtout, les niveaux d’exposition aux ondes (ce point reste cependant à démontrer, voir cet article). Mais ces micro-antennes peuvent aussi servir dans les zones hyper-denses, là où il n’y a plus de points hauts disponibles. La ville de Paris et celle de Rennes ont du reste prévu, à l’occasion du renouvellement de leur marché sur le mobilier urbain, que le concessionnaire ménage dans les abris et autres colonnes Morris des espaces réservés à la ville pour accueillir des équipements réseaux. Compte tenu du cadre réglementaire, il n’est cependant pas possible à une ville de proposer des services télécoms mobiles et encore moins un réseau mutualisé… Il reste donc la solution du WiFi, mais là encore la compatibilité avec le droit de la concurrence est contestable et a conduit Paris à limiter l’accès Wifi gratuit aux lieux « clos » (jardins, bibliothèques) sur des tranches horaires limitées. Face aux levées de bouclier suscitées par l’installation et la multiplication des antennes, il faudra peut-être que la législation évolue.

Les commentaires sont fermés.

TIC*