postheadericon Des maux de tête liés au Wifi à Paris ?

A la suite de la décision de la mairie de Paris de déployer des accès WiFi dans les lieux publics de la capitale et notamment les bibliothèques, un certain nombre d’employés municipaux (40 sur une centaine) se sont plaints de « maux de tête » et « vertiges ». La mairie a décidé, dans un souci d’apaisement, de désactiver les quatre bornes WiFi des bibliothèques concernées. A la suite de cela le comité d’hygiène et de sécurité (CHS) de la Direction des affaires culturelles de la Ville de Paris a adopté le « principe d’un moratoire sur le Wi-Fi » dans les bibliothèques de la capitale. Cette position n’a cependant qu’une valeur de recommandation et doit maintenant faire l’objet d’une confirmation de la part du conseil de Paris. Du coté de la mairie cependant on relativise, Jean-Yves Mérindol, conseiller du maire chargé des technologies de l’information et de la communication, expliquant au Journal de l’Environnement (authentification requise) que «c’est un phénomène psychologique connu. Quand quelqu’un se plaint d’un problème de santé quelque part, il est souvent suivi par d’autres (…) Si on pensait qu’il y avait un souci de santé publique, on ne développerait pas le wifi». Du reste, avant d’aller plus loin, la mairie va procéder à des mesures de champs électromagnétiques dans les bibliothèques concernées et la mairie a demandé l’avis de l’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail), laquelle doit fournir prochainement un rapport actualisé sur les effets des rayonnements électromagnétiques sur la santé. L’Afsset relativise cependant l’impact potentiel du Wifi en écrivant que « S’agissant de la technologie WiFi, les puissances très faibles engagées (100 mW maximum), ainsi que les fréquences élevées (2.5 à 5 Ghz) impliquent une exposition très inférieure par rapport à celle de la téléphonie mobile classique« .

Les commentaires sont fermés.

TIC*